Quittant Budapest à 9h00 ce mardi matin, nous en profitons encore pour admirer cette charmante ville, chargée d’histoire et malheureusement (c’est lié) de pas mal de touristes. On imagine le rush que cela doit être lors des périodes de vacances scolaires!

Nous avons le temps de constater qu’ici aussi on vénère le plus grand groupe de l’histoire du rock
.

L’asphalte se déroule sous les caoutchoucs du fier Kangoo et nous arrivons donc en Autriche, où nous avons décidé de nous arrêter rapidement dans la ville de Wiener Neustadt, située au sud de Vienne.
Pourquoi ce tropisme wienerien? Tout simplement parce que c’est dans cette ville que notre grand-père, comme 600.000 autres français de son âge (dont Georges Brassens, Michel Galabru ou Raymond Devos) avait été envoyé de force travailler dans une usine d’armement pendant la seconde guerre mondiale, dans le cadre du Service Obligatoire du Travail (STO). Il avait alors travaillé pendant presque deux ans avant de s’échapper et de rentrer clandestinement en France par les Alpes. Il était alors tombé en admiration devant une jeune bergère du pays de Gex : notre grand-mère!
Aujourd’hui, il semble très difficile de trouver des traces de ce lourd passé à Wiener Neustadt. Nous avons eu peu de temps, mais rien n’indique la présence de cette annexe de Mauthausen dans la ville qui a l’air plutôt agréable à vivre.
Une école militaire
La place principale de Wiener Neustadt
Nous nous dirigeons justement ensuite vers Mauthausen, camp de concentration nazi situé à une vingtaine de kilomètres de la ville de Linz. Malheureusement, nous arrivons assez tardivement et ne pourrons pas visiter le coeur du camp, mais seulement une petite partie et ses abords, autour desquels sont disposés de nombreux monuments commémoratifs, disposés par nationalités. Ce camp a surtout accueilli des résistants et opposants politiques.
Sa taille est impressionnante. A quelques encablures du camp, se trouvent des fermes de paysans autrichiens, difficile d’imaginer que des gens avaient une vie normale, malgré l’horreur si proche… Mais il en va ainsi de la guerre et de ses horreurs…
Le camp n’est d’ailleurs pas très facile à trouver, les panneaux étant parfois un peu incohérents, ou peu apparents.

Une photo des fours crématoires prise à la libération du camp par les américains


Le remerciement aux soldats américains
L’entrée du camp

Quelques-uns des différents monuments commémoratifs

Le monument soviétique

Le monument tchécoslovaque

Le monument français
Les stèles du monument français
Un poème d’Aragon, plaque posée sur le monument français

Le monument albanais : l’épitaphe

Le monument albanais : la statue

Le monument hongrois

Le monument slovène
Le mur d’enceinte des baraquements
Après cette visite intéressante et émouvante, nous reprenons la route. Alors que nous pensions nous arrêter à Salzbourg, nous décidons de pousser le plus loin possible pour pouvoir être à la maison un jour plus tôt que prévu, n’ayant pas d’objectif de visite spécifique à visiter en Allemagne.
La route fut longue mais parfois belle.

La découverte de la liberté des autoroutes allemandes a permis au Kangoo de se décrasser un peu.
Nous avons finalement atteint Landsberg, quelques 40 kilomètres après Münich et appris grâce à une consultation internet qu’il s’agit du lieu où se trouve la prison dans laquelle Hilter avait écrit Mein Kampf en 1924. Le hasard nous a fait terminer cette journée mémorielle là où les atrocités des camps avaient commencé…
Après une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner “allemand” pantagruélique, nous avons retrouvé notre chaumière fidésienne ce mercredi en fin de journée. Le Kangoo aura effectué sans broncher les 5.511 kilomètres de ce voyage!